dimanche 30 mars 2008

Internet en Chine : la censure qui fait mal...

video

Bon pour ceux qui ne veraient pas en détail la vidéo, voici un petit resumé,

en Chine on ne peut pas :

- consulter Wikipédia parce que c'est plein d'idées capitalistes

- consulter Reporters sans Frontières parce que c'est plein de journalistes capitalistes

- consulter Youtube parce que c'est plein de capitalistes capitalistes (ils ne s'en cachent pas)

- on ne peut même pas peter plus haut que son cul parce que la merde ça se partage aussi

par contre on peut :

- manger du riz (ça m'étonnerait qu'on en manque un jour, quoique plus on est de fous moins y'a de riz comme disait cet humoriste français tant regretté)

- aller sur le site officiel du fan club de Mao et commander ses goodies comme la fameuse casquette et la réplique maquette de la place Tian an Men (avec les chars et les cadavres)

- se faire lobotomiser

- acheter des tonnes de contrefaçons mais ça tout le monde s'en fout parce que tout le monde en porte même sans le savoir...

Le meilleur dans tout ça ? c'est que c'est loin d'être exageré. Heureusement ils leur reste leur histoire pluri-séculaire (pour ce qu'ils en font) leurs magnifiques paysages et les films de kung-fu (vive les clichés !).

Et pour paraphraser Mike Myers dans Wayne's World 1 (le gros culte) :

"Cantonais con c'est pour la vie hihi".

lundi 31 décembre 2007

Akemashite Omedetô


Juste comme ça.

Avant tout j'en profite pour souhaiter à tout le monde une bonne année à venir, pleine de tout ce que vous voulez (au choix : l'intégrale de Mireille Mathieu, une boite de harengs-pomme à l'huile, un voyage au Japon à moins de 1500€ pour 1 mois, une femme gonflable etc...), une bonne santé, et tout ce qui vous passera par la tête.
C'est un post #3615 ma vie encore une fois, donc je vais mettre la dose.

Tout d'abord je signale aux milliers de fans (...) qui ont pu suivre mes aventures pas si trépidantes que ça d'homme ordinaire au Japon, je précise entre autre que je ne devais faire ce blog que pour le mois que j'y ai passé, et je n'ai toujours pas fini d'écrire les innombrables péripéties au pays du thé vert, cours à la fac oblige, copains-copines, chasse à l'ours dans le lubéron, désinterêt pour un outil peu maniable (faudrait que je sache programmer un vrai site avec un vrai slideshow pour les tofs) et surtout envie de faire plus qu'un pauvre petit blog perdu dans les millions de blogs sur le Japon. Pas me demarquer pour dire "tiens je suis différent des autres" non. Juste vouloir apporter un regard varié sur un pays comme tout les autres pays du monde mais pas tout à fait comme les autres pays du monde, apporter une petite pierre à l'édifice et pourquoi pas que cela m'ouvre des portes encore invisibles à mes yeux.

Je ne sais pas si je partirai habiter quelques temps là-bas, cela se fera sans doute avant la fin de mes études sup (Mme Levy si vous passez ici veuillez nous renvoyer les dossiers pour Nagoya svp) toujours est t-il que je compte bien y retourner en vacances aussi souvent que faire se peut, fort de contacts sur place, et à force de motiver plein de gens on se retrouve avec des interêts communs, alors autant en faire profiter ceux qui pourront en profiter (tout d'abord ma famille qui m'envie mon beau parapluie transparent à francs 2 et mon coccyx destroy du mont Fuji).

L'avenir nous (enfin me surtout) dira ce qu'il réserve, en attendant eclatez vous bien la tronche et n'oubliez pas d'aimer vos vies.

Retour en 2008 plein de bon... vaises résolutions ^^.

Phil Collins - In The Air Tonight

vendredi 23 novembre 2007

Tequila Fuji Sunrise


Mardi 07 Août 2007

Ne vous inquiètez pas pour les titres c'est juste que je deviens de plus en plus con.

A faire une fois dans sa vie mais pas plus (quoique...).
Et même après tout ce que cela nous a coûté, je le dis sans amertûme. Je n'ai également aucune honte de dire que c'était une vraie épreuve personnelle, extrêmement ardue (surtout pour le fumeur que je suis) et même pour ceux bien entrainés et équipés.
Gare de Shinjuku sortie Est -> 5ème station du Mont Fuji (on commence pas d'en bas vous êtes barjos !) à 2300 m et des catapultes (et 5800 Y accessoirement ;-P) 2 heures de trajet aller insoutenable car bus plein de beaufs frenchies à paquerettes adeptes du KALC (cf article plus bas) du cosplay et des "ouai t'as vu ce qu'on a descendu comme bierres au Hub de Shibuya !!!". Un moment comme on déteste en vivre surtout avant la grimpette de sa vie... ennnnnfin bref !
Arrivée à la dite station à 22h, début de la montée à 22h15 avec le groupe des Winners de Yôga (kiss kiss all of you) et l'aventure peut commencer. Sans étirements parce que décidement j'étais trop con ce soir là, sans rien, vêtu uniquement d'une peau de bête XXL qui ferait passer Chabal pour un bisounours, on suit à tatons, lampe au front (sauf les filles parce qu' elles n'avaient pas pensé à en prendre ces gourdes !) le chemin qui s'étend devant nos pieds (ça peut mener loin ces conneries). On passe le grand Torii, ça grimpe, ça descend (?) et ça continue de descendre à tel point qu'on se demande ce qu'on fout là. Mais c'est bien par là. Après une tchatche de 2 mn 50 avec un groupe de quadras japonais qui rigolent de mon accent et nous adoptent comme fils et filles, nous continuons le périple.

Je voudrais faire une pause dans le récit car d'une c'est super long, de deux j'ai mal aux yeux vu que je viens d'éplucher des oignons et de trois c'est vraiment trop épique pour que je me justifie d'en rajouter des tonnes. Faites le et vous verrez bien si je déconne dans ma description grandiloquente tas de mous !

On se retrouve sur la piste caillouteuse à souhait sous les arbres, seuls au monde, comme la suisse sans ses fameux produits d'exports (montres, chocolat, paradis bancaires et fiscaux, tableaux et argenteries dérobés aux juifs en 40 etc...), on trébuche sur le chemin volcanique où évidement les pierres ne peuvent jamais avoir la taille qu'il faut pour ne pas niquer les pieds ! mais on se félicite d'avoir fait confiance à Decathlon avant de partir car pour 19€ on a l'impression de n'avoir presque pas trop mal aux péniches... (je bénie aussi Sainte Randonnée pour ses conseils juteux).
Et soudain ! (je suis super théatral je sais ne le dites pas.. -_-') aux abords de la 6ème station (2700 m) la route s'enrichit malgré elle de superbes marches taillées dans le volcan d'une hauteur à stopper Serguei Bubka (50 cm en vrai). Ca casse les jambes qui n'en peuvent déja plus (eh oui 200 m de denivelé de nuit avec l'oxygène qui se barre à vitesse TGV ça crame facile) mais ce n'est malheureusement qu'un début étant donné qu'il reste 1076 m à se goinfrer environ.
Les cuisses en feu et l'oeil agard (on est partis devant avec Thibaud vu que les filles nous ralentissaient :D) on attaque la 3ème étape : l'escalade sur rocher coupant comme un Gillette Turbo Mach 12. J'ai invoqué le dieu singe et Saint Spiderman pour me venir en aide. La Force était avec moi Luke... mais bon je suis toujours pas un jedi. On maudit la montagne sacrée et sa propre personne d'être assez timbré pour avoir eu la merveilleuse idée de faire cette ascension. Et quand on pense ne pas être loin du sommet on se rend compte qu'on a monté seulement 50 pauvres mètres. Je n'ai pas de photos pour illustrer (car de nuit ça aurait pas servi à grand chose et mes mains étaient mieux occupées) mais sachez que sous les conneries que j'écris, la vérité est que vous n'avez pas la moindre foutue idée de l'exigente forme physique recquise à l'accomplissement de tout ceci.

Les stations s'espacent (et ma respiration aussi) et on continue comme des zombis. Vers 3400 m je m'effrondre inconsciement, perte de repère de 2 secondes et je me mange la plus grosse part de tarte au caillou de toute ma vie. Les genoux pleurent et un japonais me ramasse "Daijôbu ka ("ça va ?")" me demande t-il. Trop dead pour lui répondre correctement je lui baragouine un remerciement "Tasukete kurete arigatô". Je tremble de partout en me relevant et Thibaud m'a mis 50 m dans la face. Je poursuis tant bien que mal avec les poumons prêts à cracher l'Apocalypse et le coeur qui danse le twist.
On arrive en haut avec Thi² vers 02h30 du mat (4h15 de montée en gros) je rampe sur la dernière marche et vois au loin une lumière aussi aveuglante que les spots de pub japonais. Tenez vous le pour dit, au Japon sur le Mont Fuji ils ont mis des distributeurs de © Coca~Cola (?!!! ne cherchez plus...) mais à 500 Y la teille ça fait mal. Fin bon on fait les princes et on s'en paye une parce que le manque de sucre se fait ressentir.
On doit maintenant attendre l'ouverture du refuge 1h15 plus tard dans le froid (-10° avec le vent) alors on se pelletone l'un contre l'autre à la sauce West Coast en attendant la présence réchauffante de nos femmes respectives qui tardent à rapliquer. Des minutes éternelles sous le ciel étoilé du Mont Fuji.
Le refuge ouvre, on se précipite et même payer 800 Y pour un pov' bol de Miso Ramen ne me fait pas peur. Blandine s'endort, moi j'essaye de resister à la nausée envahissante (mais je n'ai rien laché ^^ j'suis trop fier de wam) et plonge dans un sommeil de 5 mn (j'aurais aimé plus mais le patron du bouclar à voulu se la jouer Barracuda en me secouant comme une fajitas Ol Del Passo et me gueulant qu'on ne pouvait pas dormir ici... ce sur quoi dans un élan de xénophobie incontrolé je lui répondis promptement "eh mais quest ce que tu fous Tchang !" [la fatigue m'avait fait oublier que j'étais au Japon et non en Chine]).

Après avoir vu ce pour quoi nous étions venu (oui il y avait un but autre que le fait de se déglinguer à vie, le lever de soleil) et avoir maudit une fois de plus le froid qui a vidé les batteries de mon EOS, nous repartons vers 7h.
Après 20 mn de descente j'exprime toute la joie que j'avais jusqu'alors contenu "putain de montagne !" car elle me saborde les genoux, que je regrette vivement d'avoir fragiles. Atroce c'est le mot qui me vient à l'esprit tout les 50 m et je l'avoue... je me suis plaint toutes les 10 mn car je n'en pouvais vraiment plus. Mais bon on prend sur soi et on finit le parcours du combattant sur les dents parce que les rotules sont déja brisées (ainsi que le coccyx, qui finira écrasé et luxé (radiographie à l'appui)).

C'était vraiment intensement dur et je m'en rappelerai toujours quoiqu'il arrive, j'en rigole aujourd'hui et malgré les souffrances causées je suis heureux de l'avoir fait, aussi bien accompagné. Les souvenirs n'ont jamais autant de prix que lorsqu'ils coûtent cher.

HAPPY !



Fuji San

Great Buddha From Kamakura



Lundi 06 Août 2007

Comment ça ça fait un mois jour pour jour que je n'ai pas bloggué ?! euh... mystère et boule et bill... ô_Ô.
Bon faisons court mais faisons bien ; petit passage à vide qui nous a permit de faire flamber la carte de crédit au sake (chacun ses traditions culinaires) et donner de quoi redire à une bande de douaniers gonflés à bloc par l'illusoire sentiment de puissance et d'autorité qu'ils croient détenir. Erreur mes bons amis !

A part ça on en a profité pour aller faire du surf à Kamakura et serrer la pince du (gros) grand bouddha en compagnie de Martin (ouadzi pour les intimes de Tevader).
Donc, gare de Shinagawa -> Kita-Kamakura (1380 Y A/R), descente le long de la voie ferrée où les temples sont légion, visite du Kenshô-ji (cf photos) (300 Y) très vaste, avec un magnifique Butsu-den (salle du Bouddha, qui pour l'occasion arborait le drapeau de Bob Marley allez savoir pourquoi...) ainsi qu'un jardin zen avec du VRAI GAZON ENFIN !! On en a profité pour taper un foot jusqu'au moment où j'ai callé la baballe entre les miches d'un bonze en pleine séance d'ouverture de chakra...
S'ensuit le très joli temple du dieu de la guerre Hachiman, le Hachiman-gu, tout de rouge vêtu qu'il était le gai luron, il nous fit forte impression (cf photos mais en rouge) gratos (ou 200 Y pour les pigeons), où fleurissent les mini-torii (c'est comme les mini pizza mais en moins cuit) et autres étendars (Clin d'oeil à David M.) virevoltants au-dessus du lac, nimbé de nénuphars et de tortues asthmatiques qui jouent au poker en écoutant le Boléro de Ravel.
Tout ceci bien sur sous une chaleur aussi assomante qu'un bourpif de Chewbacca (37° sans déconner) il nous a fallu une heure de galère intense mais plaisante au final pour trouver le gros balourd en bronze (200 Y) 20 Y pour avoir l'immense privilège de lui tater la carcasse de l'interieur (vous pourrez faire cuire vos aliments en toute quiétude). Soit dit en passant je n'ai vu ni Bertolucci ni Keanu Reeves et pourtant à un moment j'y ai cru... déception.

On est passés par la plage où j'ai eu un mal fou de les dissuader d'aller se baigner (pas équipés pour et les shorts de bain à 7000 Y ils se touchent les guys...), ce qu'ils ont quand même fait au retour après avoir renoncé à toute pudeur devant des japonais ébahis qui se demandaient si la coutûme étrangère voulait qu'on se baque en sous-vêtements.
Moi j'ai fait la limande, refusant la honte internationale que m'aurait valu l'exposition de mon caleçon Mickey trop court et les balloches à l'air libre comme dans Easy Rider, préférant de ce fait préserver mon intégrité corporelle et mes habits. Par contre j'ai pris un méchant coup de soleil...
Enfin bon en tout cas c'est une charmante petite ville au bord de l'océan et les gens sont très accueuillants (surtout quand on saute dans le train et que les portes se referment sur la partie basse de votre corps et que vous passez pour un grand débile aux yeux de tous, je remercie l'élégance japonais de ne pas se moquer des abrutis comme moi).


Kamakura
Dido - White Flag

mardi 23 octobre 2007

I've Been There And Wasn't Lost In Translation


Vendredi 03 Août 07

Eh ouaiiiiiiiiiiii ça fait un mois que je n'ai pas touché à ce blog j'en suis fort désolé pour les éventuels lecteurs (qui ont du se raréfier avec le peu de news fraiches), but comme vous ne le savez surement pas pour la plupart je suis en Licence 3 et j'ai un travail de dingo (pas l'ami de Mickey) à fournir et je donne des cours particuliers en plus de tout ça (#3615ma-vie-powered-up-again). Unforgivable ! en même temps j'ai pas 1000 visiteurs par jour donc... ^^.

Tout ça pour dire, Shinjuku "c'est le quartier chaud y'a 10 putes au m²" (désolé encore mais je ne peux jamais m'empêcher de citer Michel Muller surtout depuis que j'ai vérifié la véracité de la chose). Nan Shinjuku (Est plus que Ouest, l'ouest étant un quartier "clean" avec la Mairie et beaucoup de buildings tout jolis tout neufs) est un des quartiers qui m'a le plus ravi, autant touristiquement que photographiquement parlant (pour ses bonnes affaires matérielles notamment). On y croise de tout comme à Shibuya mais on sent une ambiance plus "adulte", moins portée sur le KALC (Kawaii à la con). Et why me demanderez-vous ?
Parce que c'est un des endroits de Tôkyô où les yakuza sont les plus nombreux, et plus précisement dans le sous-quartier de Kabuki-chô (voir article ici ).
On se fait "inviter" gentillement à rentrer dans les divers clubs et shops tous plus alléchants pour le touriste américain qui aurait confondu Japon et Thaïlande (sauf qu'il n'y a pas de mineurs au menu, heureusement) mais ça ne va pas plus loin, pas d'agression ni verbale ni physique, la débauche est certes assez présente entre les sempiternelles boutiques de fringue fashion, celles de geeks farouches et d'otaku discrets, mais elle n'est pas "malsaine", et le quartier bien que considéré par les Tôkyôites comme "chaud" (ils n'ont pas de banlieues pleines de HLM eux) nous parait à nous occidentaux, qu'un quartier de nuit très vivant.

J'ai passé de longs moments à fureter dans les petites ruelles (comme celle de Golden Gai) pour ressentir l'atmosphère particulière du lieu ; on se pose sur un banc, on observe, on apprend la vie au rythme Shinjuku (le meilleur moyen de s'y rendre est de prendre la Yamanote et de sortir à Minami-Higashi, c.a.d la sortie Sud-Est de la gare avec le magasin Gap sur la gauche, le pachislot Green Peas en face et le pont à droite) et on se fait son opinion soit bonne soit mauvaise.
Pour ma pomme, j'ai remarqué être attiré par ce genre de quartier plus que par ceux qu'on considère comme "typiquement jap" pour une simple et bonne raison personnelle qui est que faisant de la photo en quantité restreinte pour affiner ma technique et mon professionalisme, je me pose souvent dans des coins qu'on peut qualifier de "sordide" car c'est par là que s'exprime le plus une ville, pas par ses batiments flambants neufs et ne dégageant rien (avis perso encore une fois). Et Shinjuku est un monde à part pour moi, avec ses constructions hétéroclites et ses habitants du même genre (certains sont homoclites ^^ surtout à Shinjuku 2 Chôme).

Pour peu qu'on s'intéresse en profondeur à la vie des japonais et pas seulement en allant au temple normal ou au temple de la dépense, c'est un lieu à ne pas manquer.
Je reviendrai plus en détails sur Golden Gai qui bien que considérée comme une enclave de Shinjuku à une ambiance bien à elle.

J'ai dit dans le titre que je n'étais pas "Lost in translation" mais d'une part je ne m'appele ni Bill Murray ni Scarlett Johansson, je n'ai pas eu le plaisir de séjourner au Park Hyatt (près de la mairie à Nishi Shinjuku) et ça fait 4 ans que je fais du japonais maintenant. Mais j'avouerai avoir vécu un grand moment de solitude la 1ère fois où je suis venu en tentant de me faire comprendre par un vendeur d'appareil photo (essayer de demander s'il avait des objectifs qui ouvrent à f/1.8 à des prix compétitifs en japonais c'est tendu...) mais bon il faut bien se planter pour apprendre parfois ^^.


Shinjuku
Metallica - Wherever I May Roam

samedi 22 septembre 2007

Artificial Place


Jeudi 02 Août 07

Vous vous demandiez (ou pas, parce que ce n'est pas si important que ça j'avoue) pourquoi je n'avais pas encore mis de photo format paysage. Je sais pas :P
Désolé pour la qualité du grain c'est un scan d'argentique, je testerai d'en mettre une mieux quand j'aurai retouché le bastringue.

On est allé faire un ptit tour à Odaiba, l'ile artificielle dans la baie de Tôkyô. Shibuya > Shimbashi par Yamanote (160 Y) puis prendre la Yurikamome Line jusqu'à Odaiba Kôen (310 Y ça pince, vive les lignes privées). On remonte l'avenue jusqu'au Fuji TV Building, le mécano géant avec son observatoire sphérique au 25 ème étage, auquel on accède moyennant 500 Y (en fait on aurait pu les fourber vu qu'ils ne controlent pas les ticksons mais on est honnêtes avec les gens honnêtes, je ne parle pas de ce que je fais aux pourris :'-)).
Les hordes de badaus et le bruit ambiant (l'été pendant 3 mois l'ile devient le paradis des enfants, ce jour là il y avait l'équipe d'un drama histoire de rajouter de la couleur et du goût) achèvent une visite bien sympathique.
La visite sur la plage vers 5h30 vaut largement le détour, rien que pour ça j'y retournerai. Après la réplique de la statue de la liberté (11 m et des nougats). La magie opère dès les premiers rayons rouges, le Rainbow Bridge à droite qui emprunte beaucoup au Golden Gate, la baie devant et ses immeubles et la Tôkyô Tower se découpent dans le bain de lumière. Un petit air de San Francisco qui en mêt plein la vue dans tout les sens.
Franchement sublime, rien à redire.

P.S : éviter le magasin des chats près de la station Kôen, ça me fait mal au coeur de les voir dans leur cage ou derrière cette espèce de réplique de mini zoo...

Levis Empowered



Mercredi 01 Août 07

Pas grand chose today, boutiques et boutiques ^^.
Achat d'un Levis (502 coutûres vertes #3615mavie) et d'un iPod au Sakuraya de Shibubu (60€ le jean au lieu de 120 en France et 180€ pour le pod au lieu de 280 en France again... quel bon pays ce Japon ^^.).
Je ne ferai pas l'apologie du commerce ici mais vu les prix pratiqués, et ce sur tellement de choses, je ne peux pas m'empêcher d'en faire mention. On entend souvent (à tort ou à raison) que le Japon est un pays cher.
J'aimerais juste rectifier deux trois conneries. La vie n'est pas "chère" au sens où on l'entend, certaines choses "coûtent" cher, les logements, les transports en commun sur lignes privées, les soins médicaux. Rappelons seulement que les salaires japonais n'ont rien à voir avec les notres et qu'en conséquence la vie nous parait hors de prix, et pensons à tort qu'ils sont tous bourrés de fric.
Il y a tant de choses peu coûteuses en contre-partie, la nourriture, (qu'elle soit industrielle ou naturelle) excellente, variée, on trouve de tout (on a bien trouvé du boursin au même prix qu'en France alors que c'est de l'import, et le fameux "batard" du OK nous fait toujours rigoler ^^), le thon rouge que nos charmants amis citrons apprécient si particulièrement qu'ils sont obligés de venir le pecher en Mediterrannée et que l'on peut voir sur nos propres marchés à des prix qui rendraient hystériques la plupart des milliardaires, le même thon qui peut atteindre jusqu'à 50000€ la pièce au marché de Tsukiji, ce thon là vous le trouvez en sushi (restau ou supermarca) à des prix ridicules.
Je passe tout ce qui est électronique, jeux vidéos, manga etc car c'est de notoriété publique que les prix sont dérisoires. Pourquoi donc ? parce que le Japon pratique seulement 5% de tva au lieu de... enfin vous le savez aussi bien que moi.
Les divertissements, les bars, les restaus (chic ou pas) tout ou presque (le ciné ça pique parce qu'ils ne sont pas très ciné les ptits bridés) vous rend barjo.
On se demande quel est l'envers de la médaille à tant d'opportunités. Il n'y en a pas vraiment (même si le système est loin d'être parfait) car les japonais et là est le paradoxe pour un pays si civilisé et avancé technologiquement, payent beaucoup en cash, l'argent circule très vite et ils ont une propension phénoménale à la dépense. Les japonais épargnent peu, ils ne sont pas du genre à s'encombrer d'inutiles pour la plupart (ne me parlez pas des otaku pitié...) car leur monnaie est faible. Ils n'ont donc aucuns remords à la cramer à sec (comme les cahouètes de Ben&Nuts).

Les parisiens voient souvent défiler les japonaises sur les Champs, sortants de chez Vuitton ou Hermès. Pourquoi ? pourquoi acheter en France alors qu'il y a les mêmes magasins là-bas qui vendent la moitié du prix que l'on propose chez nous ?
Grand dilemme. Pour faire bien ? histoire de dire que l'on a acheté son Vuitton à Paris au lieu de Shinjuku parce que c'est plus chic ?
Mystery.

Babylon Zoo - Spaceman (Pub Levis 1996)

jeudi 20 septembre 2007

Bright N' Warm Day


Mardi 31 Juillet 07

J'ai sauté Lundi car nous n'avons rien fait si ce n'est admirer le superbe orage et les trombes d'eau nous passer devant le pif à la résidence, où j'ai pu m'adonner à la lecture de HP7, fini dans la journée avec regrets et vide psychologique. But...
Today is a bright and warm day. Nous entamons notre 3 ème semaine au pays des tueurs de baleines (vais me faire des potes...) et en profitons en conséquence pour commencer doucement les interminables séances shopping, mises à l'écart au début du séjour (ça n'aurait pas été raisonnable).
Petit tour donc à Omotesandô, où il fait bon se balader à l'ombre des platanes, entre l'éternel Vuitton et autres monuments du luxe, temples post-moderne des gotta be et autres fashionistas, qui s'esbaudissent devant des vitrines qui feraient honte au consumérisme occidental. Nonobstant (j'en rajoute des tonnes), toute cette débauche est vite pardonnée (pour ma part) et eclipsée par la magnificence et l'originalité des architectes japonais qui dans leur grande mansuétude et l'amour de leur job bien accompli, ont pourvu le dit-quartier d'une pléthore de buildings tous plus géniaux les uns que les autres.

Petit plus amusant : le Kiddy Land, pas loin du carrefour Omotesandô/Jingumae, véritable royaume comme son nom l'indique, des marmots (ou des lycéennes un peu cucul-la-praline), sur 6 étages. On trouve beaucoup de choses, surtout inutiles pour la plupart mais tellement "Ka..." (je ne le dis pas ça me tuerait). Notre cher(e) ami(e) félin(e) Hello Kitty tient évidemment le haut du pavé, ce qui ravit les écolières qui sont légions près de la zone de touch-down (les caisses).
En remontant vers la gare (prenez bien le temps de regarder les mecs distribuer des centaines de paquets de tire-jus, c'est un vrai ballet) après avoir nagé le crawl entre tout les groupes ethnico-culturels divers, allez faire un tour au Snoopy Town (débattu précedement) et préparez les talbins car les prix frisent souvent l'indécence et le lard-feuille crie rapidement famine...
Belle fin du mois de Juillet by the way.

mardi 18 septembre 2007

The White Crane


Dimanche 29 Juillet 07

En avant pour Himeji !
3h45 de train (on commence à avoir l'habitude) pour atteindre cette petite ville, édifiée autour de son chateau, un peu à l'européenne au bon temps des croisades. Et quel chateau ! il porte bien son nom de "Héron Blanc".
Le billet couplé chateau/jardin à 720 Y est une bonne affaire.
Location de vélos (gratuit) à la gare, formulaire en anglais et nous voilà partis. La visite est circulaire et ascendante à partir de la grande porte, pour atteindre le donjon principal après la potèrne, où il vous faudra vous déchausser (dans le donjon hein pas la potèrne) et enfiler (ou pas) une paire de mules digne du plus grand couturier pour entrer (j'ai preferré les pieds nus c'est mieux mieux sur le parquet ciré).
La lumière quasi crépusculaire dans les étages est propice à l'appréciation de la splendeur austère du lieu. Diverses collections d'armes, armures, oeuvres d'art (copie originale du Kôkin Waka Shû ni plus ni moins mes bons messieurs/dames) sont présentées, et ceci sur 6 étages. Le dernier abrite un petit sanctuaire ou l'on vient jouer au tennis (nan parce que si j'avais dit que vous veniez y prier vous m'auriez dit "ba ouai t'es con un sanctuaire on vient pas jouer au tennis").

Pour la descente très raide des escaliers ne pas faire les malins et bien s'aggriper aux rembardes sous peine de devoir se racheter un coccyx ou pire à la sortie (et dire qu'à ce moment là j'avais pas encore fait le Fuji...).
Le jardin attenant, Kôkô En, propose une grande variété de salades et condiments pour des sommes modiques (jsuis trop con), propose une grande variété d'espèces florales et de petites habitations typiques au bord d'un étang rempli des éternelles carpes bicolores de 12kg.

Dernier jour de JR Pass snif²... Mais on l'a bien éclaté quand même j'avoue ^^.

See you later space cake.

Himeji-jô

Nothing To Complain For


Samedi 28 Juillet 07


Repos, un peu, beaucoup (surtout moi).
Feu d'artifice de la Sumida Gawa à Asakusa, overblindé de chez overblindé ; les parcs et chaque cm² d'espace près et sur les ponts occupés pour un évenement qui est prétexte à pique-niquer et boire à foison (on se rend vraiment compte que les japonais sont des outre-à-bierre [s'comme les sac-à-vin made in citron-land ^^] dans ce genre d'occaz). Prétexte aussi aux tout-venants d'ouvrir des échoppes de fortune sur le pas de porte pour proposer nourriture et boisson à des prix défiants toute concurrence (sigh...).
Un conseil : apporter sa bouffe, sa picole (ou sans alcool la fête est plus molle comme on dit) et sa plus belle bâche bleutée et venir très tôt genre 4h de l'aprèm étant donné que les trains et métros sont remplis en 2 secs. Et il faudra amener le jeu de tarot pour patienter car le pestacle démarre vers 7h30 (enfin je dis "vers" mais c'est plutôt 7h30 pile poil selon la légendaire ponctualité nippone).
Le feu d'art en lui même (Tôkyô Hanabi Taikai - 東京花火大会) n'avait (selon mes goûts esthétiques) rien de transcendental, pas de quoi laquer un canard à 3 pattes, joli dans l'ensemble mais sans profondeur dynamique, genre parfois 10 mn entre les salves, vu le pognon qu'ils mettent dedans (dure plus d'une heure le show quand même) et l'organisation au centième de micromètre on s'attendait piutosto à mieux. N'étaient les belles bleues et rouges et vertes et cetera, ainsi que les espèces de palmiers jaune-orangé, la seule variante fût, par deux fois l'explosion de 2 bazards inéffablement mastoques, inversant le jour et la nuit en 8 secs 9 dixièmes (comme les coureurs américains chargés aux produits sur le 100m) qui sans aucun doute ont rappelés de vilains souvenirs à certains...
Le plus fun dans l'histoire était de remonter jusqu'à Ueno par Asakusa Dori au milieu de la foule d'1 gentil petit million bien tassé de tôkyôïtes, qui avançaient tels une masse de zombie issus du meilleur film de Romero.
Je salue cependant l'ultra efficacité de la police et du personnel d'encadrement qui faisaient un travail titanesque, et le mot est faible, afin de canaliser les illuminés dont nous faisions partie.
Un grand moment quand même, mais à eviter à tout prix pour les agoraphobes qui préfereront monter à la mairie (sauf si en plus d'être agoraphobes ils sont acrophobes et paranoïaques, dans ce cas rester chez soi ^^)